Le « trou de souris » s’élargit pour Jean-Luc Mélenchon, selon le PG (Humanité)

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Photo : Thomas Samson/AFP

A l’issue de leur conseil national du week-end, Eric Coquerel et Danielle Simonnet, co-coordinateurs du Parti de gauche, ont tenu une conférence de presse lundi.
 
Soutien de la première heure de Jean-Luc Mélenchon, le Parti de gauche croit fermement aux chances du candidat issu de ses rangs et a voulu le faire savoir, hier, à l’occasion d’une conférence de presse organisée à l’issue de son Conseil national de ce week-end. « La situation que nous vivons confirme que le trou de souris, que dès le mois de janvier nous diagnostiquions, s’élargit. La qualification de Jean-Luc Mélenchon au deuxième tour est aujourd’hui dans les scénarios possibles», a déclaré Eric Coquerel, le co-coordinateur du PG, évoquant « l’échec historique » de la « troisième voie » sociale-libérale (de Hillary Clinton face à Donald Trump, au renoncement à se présenter de François Hollande, en passant par le référendum perdu par Matteo Renzi en Italie). «Ils ne sont plus aujourd’hui le vote utile qui peut marcher, au nom de la lutte contre l’extrême droite ou contre une droite réactionnaire, comme pour Hollande en 2012  », ajoute-t-il d’autant plus confiant que le paysage à droite lui apparaît aussi « morcelé ».
 
Plus encore, Danielle Simonnet, l’autre co-coordinatrice du PG, se réjouit de la décision de Jean-Luc Mélenchon de ne pas participer à la primaire du PS, après les nouveaux appels à s’y joindre de Jean-Christophe Cambadélis ce week-end : « Le spectacle des primaires va se transformer en petit congrès du Parti socialiste. Quelle que soit son issue, le candidat sera comptable du bilan du quinquennat », estime-t-elle.
 
Quant aux relations avec les autres formations (PCF et Ensemble) qui ont récemment  décidé de soutenir le candidat de la  France insoumise (FI), le PG réitère le message qu’il a envoyé au lendemain du vote du Parti communiste fin novembre : « Personne ne peut les empêcher de faire une campagne autonome, mais il y a matière à faire une campagne commune à la présidentielle et aux législatives notamment à travers la charte de France insoumise, les Assemblées de circonscriptions et à travers, évidemment, un candidat et un programme commun. On espère qu’un maximum de ces militants, si ce n’est les partis en tant que tels, viendront dans cette campagne sur des bases qui respectent ce qu’est France insoumise aujourd’hui », explique Eric Coquerel. Si le PG souhaite qu’à l’issue de la campagne FI devienne une force pérenne dans laquelle il pourrait s’intégrer (il y participe aujourd’hui en tant que parti politique), cela ne doit pas, à ses yeux, freiner les soutiens : « Pendant toute la période électorale, la France insoumise est le cadre de campagne commun. Que nous, Parti de gauche, souhaitions réfléchir à un dépassement de notre propre parti dans un mouvement plus vaste, on ne s’en est jamais caché. Mais en aucun cas la participation de partis ou de groupements politiques dans la campagne de la France insoumise ne présuppose ni leur propre dissolution ni le fait qu’ils doivent se projeter dans cet avenir commun que nous nous souhaitons », avance Danielle Simonnet.
 
Source : Julia Hamlaoui, Humanité, 5 décembre 2016

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