Retraites : Manifestation en Saône-et-Loire (octobre 2014)

Cette manifestation fait partie d’un mouvement national de protestation contre le gel de la revalorisation des pensions, qui dure depuis 18 mois.

Mâconnais, Bassin minier… Toute la Saône-et-Loire était à Chalon. Photo Gilles Dufour

Mâconnais, Bassin minier… Toute la Saône-et-Loire était à Chalon. Photo Gilles Dufour

« Les vieux, ils sont là ! » lance un retraité syndiqué CGT. Comme lui, entre 350 et 400 retraités, dont une très grande majorité de syndiqués CGT de toute la Saône-et-Loire, ont manifesté, hier, à partir de 15 h, à Chalon-sur-Saône, du siège du Medef à la sous-préfecture, où une délégation a été reçue par le sous-préfet. Ce rassemblement intersyndical est un mouvement national de protestation contre le gel de la revalorisation des pensions, qui dure depuis le 1er avril 2013.

« Comment aider les enfants ? »

« Moi et mon mari, nous avons payé 300 € de plus d’impôts par rapport à l’année dernière… Que nos impôts servent aux services publics, d’accord. Mais nous ne voulons pas payer pour ce que les patrons ne payent plus », lance une militante du Charolais. « Cette année, j’ai dû payer 450 € de plus d’impôts. Dans ma situation, ça peut aller. Mais ceux qui gagnent moins, comment vont-ils aider leurs enfants ? Quand on voit qu’ils suppriment les deux-tiers des allocations naissance… » indique Philippe Gribier, retraité CGT EDF-GDF.

Pour Georges Grivolat, adhérent CGT depuis 1957 et PCF depuis 1958, les retraites, ce n’est pas la priorité mais il souligne : « Quand on sait qu’il y a une grosse partie des retraités qui gagnent moins de 800 €, comment pourront-ils aider les jeunes ? C’est scandaleux ce que fait le PS. » Pendant toute la manifestation, ce syndicaliste a tenu une pancarte sur laquelle était écrit : “Quand on est de gauche, on est du côté des salariés. Jaurès, réveille-toi, ils sont devenus fous”. L’homme continuera à descendre dans la rue, coûte que coûte : « Il faut tenir bon ! »

« Si on bouge, ce combat n’est pas mort »

Mais Georges Grivolat déplore aussi le manque d’effectifs dans les rangs. « Ce qui est dommage, c’est que les gens participent de moins en moins, regrette également Claude Bosch, de l’Union locale CGT de Mâcon. On ne peut pas fermer notre gueule. » Mais l’homme pense également : « Si on bouge, si on se bat, ce combat n’est pas mort. » Derrière, la sono de la CGT crache : « On lâche rien ! On lâche rien ! »

Source : Tristan Aubry, Journal de Saône-et-Loire, 1er octobre 2014

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