Rentrée scolaire à Mâcon : le service public municipal petit bras

Les nouveaux rythmes scolaires et leur mise en application locale reste un problème pour les parents qui n’ont toujours pas de réponses adaptées à l’organisation de la journée du mercredi. Pas de cantine pour les enfants ce jour-là alors que la cuisine centrale fabrique des repas pour les personnes qui ont besoin de ce service. Et bien-sur, pas de transport public non plus pour les emmener au centre de loisirs. Un choix aux lourdes conséquences pour les familles concernées : des coûts supplémentaires, des organisations nouvelles individuelles ou parfois collectives à inventer ; comme si la vie n’était pas assez compliquée.

Et l’intérêt de l’enfant dans tout cela ? On a beau chercher, on ne voit pas. Cette réforme est mal faite, car le travail sur les programmes n’a pas été engagé et les promesses d’embauche de professeurs n’ont pas été tenues. Pourtant, cela reste une demande des enseignants et une nécessité pour les enfants qui, avec 3 heures d’école en moins, doivent apprendre plus de choses.

Pour autant, notre commune se doit de proposer une organisation adaptée avec cantine et transport public le mercredi. Ou bien, engageons une véritable réflexion sur le samedi matin d’école qui permet de conserver, tel que les années précédentes, les organisations du mercredi. Car en effet, avant la mise en place de la réforme, les enfants avaient la possibilité d’aller au centre de loisirs à la journée et d’y prendre leur déjeuner. Ce dysfonctionnement du mercredi est le témoignage de l’absence de concertation avec les représentants des parents d’élèves dénoncée au printemps dernier.

Pour l’heure, avec un nombre d’enfants inscrits au centre de loisir en net recul comparé à l’an passé, c’est la volonté de pérenniser ce service que l’on peut questionner. Et comme il faut bien trouver de l’argent, puisque les collectivités territoriales sont étranglées par les sous-dotations de l’Etat, il faut souhaiter que ce ne soit pas la suppression de ce service qui soit prévue. Et le « temps après l’école », appelé « TAE », doit continuer de fonctionner aux mêmes conditions de gratuité qu’avant la mise en place de la réforme.

Comme on le voit, beaucoup de questions restent sans réponses de la part de la municipalité. La proposition du Front de Gauche, c’est une mobilisation collective avec les parents et les habitants pour pérenniser ces services qui ont fait la preuve de leur utilité.

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Les autres thèmes abordés pendant la conférence de presse :

– Gouvernement Valls : le mépris du peuple appelle une réaction citoyenne… (lire ici)

– Pourquoi nous pensons que Thomas THEVENOUD doit démissionner ? (lire ici)