“Nuit debout” à Cluny

A Cluny, chaque vendredi à partir de 20h00,
dans le Narthex

Lancé à Paris, le mouvement citoyen “Nuit debout”
arrive à Cluny

Lancé à Paris le 31 mars, le mouvement citoyen “Nuit debout” essaime dans toute la France. Après Chalon-sur-Saône, des “citoyens engagés” du Clunisois appellent à un rassemblement ce week-end dans la cité abbatiale.

Un premier rassemblement est annoncé ce vendredi soir dans le Narthex de l’abbaye. Photo Adrien WAGNON

Un premier rassemblement est annoncé ce vendredi soir dans le Narthex de l’abbaye.
Photo Adrien WAGNON

Préparez et apportez vos habits chauds, vos thermos, vos instruments de musique, vos petits délices à partager, vos amis, vos voisins, vos idées, vos rêves… » Depuis quelques jours, un mail circule dans le Clunisois pour le lancement d’un mouvement “Cluny, Nuit Debout !”. Un rassemblement qui fait écho à l’opération “Nuit debout”, lancée le 31 mars place de la République à Paris.

Un premier rassemblement ce vendredi soir dans le Narthex

« Nous entendons toutes et tous parler de ce qui se passe dans nos capitales, peut-on lire. Aujourd’hui, il serait bon que le monde rural montre qu’il existe, qu’il débat, qu’il agit ». Des premiers rassemblements sont annoncés pour ce week-end. « Nous pourrions nous réunir les vendredis et samedis soir, de 20 heures à minuit, afin de discuter, d’échanger, rire, chanter, danser… à Cluny, dans le Narthex ».

À l’origine de cette mobilisation, une citoyenne engagée du Clunisois : « J’ai lancé cet appel en toute simplicité, explique-t-elle. Je suis une citoyenne engagée parmi tant d’autres sur notre territoire, amoureuse du Clunisois, de sa qualité de vie, de sa richesse humaine, de son dynamisme ». « Notre monde rural est un milieu en éveil, en mouvement, qui pense et agit, poursuit-elle. C’est pourquoi on y trouve des choses à dire, des envies de participer activement à la réflexion actuelle autour de nos valeurs communes pour demain, à la construction d’un avenir pour nos enfants. Nous réunir nous permet d’élargir les champs de nos échanges Parler ensemble, de nos pratiques, nos idées, nos espoirs, de les faire mûrir encore, de les partager au service du bien commun ».

Cette mobilisation se veut « pacifique et conviviale ». Quant à la participation, c’est pour le moment la grande inconnue. « Il est possible que nous soyons deux ou 200 à ces rendez-vous. »

Source : Adrien Wagnon, Journal de Saône-et-Loire, 14 avril 2016