Marche du 12 Avril : Appel du MJCF

L’appel du MJCF

Ce printemps est à la croisée des chemins. Il peut être celui de l’accélération d’une politique qui nous mène dans le mur. Il peut et il doit être le temps de la mobilisation populaire pour faire valoir d’autres choix.

Nous vivons l’époque de scandales politico-financiers qui démontrent les liens entre les milieux d’affaires et les sphères dirigeantes. Celle où le MEDEF dicte la politique à mener.

Il y a quelque chose de pourri au royaume de France. Car oui nous sommes au royaume des privilèges, celui des puissants qui vivent de la rente des dividendes. Ils sont les responsables de la crise et sont récompensés par de nouveaux cadeaux fiscaux et sociaux.

Que répond le gouvernement ? Alors que la déception amène beaucoup de nos concitoyens à exprimer un rejet de la politique actuelle par le vote à droite ou l’abstention, il continue dans la même direction !

Les jeunes, autrefois grande cause nationale, sont carrément oubliés. Après la suppression d’un ministère de la jeunesse, qu’est-ce qui nous attend ? Des mesures d’emplois aidés, de subvention de la misère : comme si nous n’avions pas combattu des années durant pour en finir avec ces dispositifs sans lendemain.

Donner plus de forces aux luttes actuelles est un devoir. Car, oui, loin des écrans radars, des salariés veulent en finir avec l’austérité, veulent préserver leurs emplois, des jeunes veulent bâtir leur avenir, accéder à une formation et un emploi digne de ce nom. Certains de ces combats, mêmes locaux, sont victorieux. Des victoires qui sont modestes mais réelles.

Oui, il existe des potentiels de victoires car comme nous le disons, sans nous, rien ne tourne. Pas un lycée, pas une fac, pas une entreprise. Nous en sommes les acteurs, nous en créons les richesses, nous les faisons vivre. Tous ces lieux sont traversés de combats pour faire de l’accès pour tous au savoir, l’emploi stable une réalité.

Il est temps de reprendre le chemin du combat le plus rassembleur et large possible. Nous marcherons sur toutes les tentatives de division car elles sont un poison pour tous les exploités. C’est le moment d’affirmer d’autres choix possibles. Nous ne voulons pas de la société rêvée par le MEDEF, celle de ce système capitaliste : pas de droits, concurrence et isolement à tous les étages.

Le 12 avril peut être un moment fort pour faire entendre cette voix de l’alternative. Plus qu’une manifestation d’un jour, c’est une occasion d’ouvrir une nouvelle page de combat ! C’est un relais formidable pour montrer notre détermination. Il faut construire partout où c’est possible, dans les territoires (du local au niveau européen), dans les urnes les expressions du refus de l’austérité.

Le président de la République ne veut pas entendre les attentes de changement de la jeunesse, nous allons le lui rappeler! Nous allons gagner ces nouveaux droits qui vont nous permettre de reprendre la main sur nos richesses, de sortir de la précarité. Soyons sûrs de notre force, celle du nombre, celle qui veut prendre en main son avenir.

Ce n’est pas seulement de la colère que nous voulons exprimer, c’est de l’espoir, avec le partage et la solidarité comme boussoles !

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