Manifestation contre la loi travail (31/03/16, Mâcon infos et JSL)

Entre 600 et 1 000 personnes dans la rue contre la loi Travail

Plusieurs syndicats, des mouvements politiques de gauche, des retraités, des lycéens de Mâcon et Cluny, des activistes alter-mondialistes, mais aussi des citoyens non encartés ont participé à la marche organisée par la CGT contre la réforme du Code du travail préconisée par le gouvernement.

Ce qui unissait cet après-midi les participants allait au-delà des mesures préconisées qui visent chaque branche d’activité de manière particulière. Le mécontentement visait en effet l’esprit même du projet de loi dit El Khomri. Le terme le plus utilisé dans les propos des gens était celui de la précarité.

On pouvait l’entendre dans la bouche des dizaines de lycéens présents, certains participaient pour la première fois à une manifestation. « On est contre cette loi. On ne travaille pas encore et on voit déjà que ça va être précaire, on ne pourra pas avoir un boulot pour vivre. Travailler plus pour gagner moins, on n’est pas d’accord », expliquait un des jeunes venus de Cluny. « Ils vont nous faire travailler 60 heures par semaine. Travailler plus, alors qu’on n’apporterait pas plus. Ce n’est pas juste. La retraite, ils veulent la rallonger encore, on va finir par mourir au travail », complétait un de ses collègues de génération de Mâcon.
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A côté de ces élèves, un jeune enseignant expliquait le fait que le projet de loi vient juste de s’empiler à d’autres mesures précédentes : « Nous, on perd de l’argent. En dix ans moi, j’ai perdu de l’argent. Mon niveau de vie a baissé. Je fais de plus en plus d’heures, on me demande de faire de plus en plus de paperasse. Ce n’est même pas du jour au lendemain, c’est pour la veille ! Ça devient lourd ! Moi, je pense aussi à mes enfants, il faut absolument que ça change, ce n’est pas possible. Avec ce projet de loi, on va nous dire « vous êtes des agents territoriaux », ça veut dire qu’on va dépendre d’une mairie. Moi je dis, non, je suis fonctionnaire d’Etat, je n’ai pas signé pour travailler pour une mairie. »

Manon, jeune maman, était dans la rue avec son bébé et son conjoint : « Je suis là pour mon fils, pour un avenir meilleur, pour qu’il ait des droits. Pouvoir faire un travail sans être fatiguée le soir ou travailler 60 heures par semaine ! Et puis, je suis là aussi pour moi, pour que je puisse connaître mon fils, parce que, si ça continue, je ne vais même pas pouvoir lui donner à manger le soir parce que je vais rentrer à 23h. »

Pour Marc, électrotechnicien, « tout le monde est au courant avec ce qui se passe, c’est la façon de faire de notre gouvernement qui nous dérange. On est tous là pour montrer notre insatisfaction. Je suis surpris qu’il n’y ait pas plus de monde dans la rue, parce que tout le monde est touché à tous les niveaux. »

Finalement, la marche a rassemblé plus de participants que la dernière fois quand les syndicats ont protesté contre le projet de loi El Khomri dans les rues de Mâcon le 9 mars.

Les manifestants sont partis de la cité administrative de Mâcon, se sont arrêtés devant le Centre de Gestion administrative des communes du département, puis sous les fenêtres de la Préfecture de Saône et Loire, et ont continué jusque devant le siège de Metso, une entreprise où les mécontentements des salariés sont fréquents ces derniers mois.

Source : Cristian Todéa, Mâcon infos, 31 mars 2016
Photo de Une : Mâcon infos


 

Loi travail Entre 600 et 1000 manifestants à Mâcon

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Ce jeudi après-midi, entre 600 (police) et 1000 (organisateurs) manifestants, dont une centaine de lycéens, ont défilé dans les rues de Mâcon pour dire “non ” à la Loi El-Khomri. Le cortège est parti de la cité administrative peu après 14 heures. Après des arrêts place Gardon et devant la préfecture, les manifestants se sont rendus jusque chez Metso.
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Source : Adrien Wagnon et J.M., Journal de Saône-et-Loire, 31 mars 2016
Photos et photo de Une : Adrien Wagnon

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