Pour l’hôpital, l’humain d’abord aussi !

Pour le Front de Gauche, il faut que l’Agence Régionale de Santé finance l’hôpital des Chanaux à la hauteur de ses besoins de fonctionnement.

C’est de ce manque de financement que vient son endettement. Or, celui-ci a des conséquences directes sur la qualité des soins que doit assurer notre hôpital. En effet, au nom de l’économie, les personnels soignants sont toujours mis à contribution par l’aggravation de leurs conditions de travail : suspension des remplacements des absences courtes, suppression de jours de congés, durée de travail de 10 h voire 12 h dans certains services avec le risque que cela comporte pour la sécurité des patients et la qualité de leur accueil…

Tout est pensé en terme d’économie et de gestion. Mais les personnels n’en peuvent plus : avec une activité en hausse de 5% en 2013 par rapport à 2012, leur qualité de vie au travail ne fait que se dégrader. On ne ferait pas mieux si l’on voulait détruire cet outil essentiel de santé publique qu’est l’hôpital.

L’augmentation considérable de son activité peut s’expliquer de différentes façons : augmentation des diagnostics, désertification médicale qui pousse la population vers les hôpitaux, disparition des hôpitaux de proximité, moins bonne prise en charge par la médecine de ville des besoins de santé des habitants.

Lors du Conseil de Surveillance réuni le 12 décembre 2013 (nouvel instance qui remplace le Conseil d’Administration), les salariés se sont mobilisés massivement autour des syndicats pour manifester leur colère.

Le sénateur-maire Courtois avait beau rôle de soutenir l’analyse et les propositions des organisations syndicales, échéance électorale oblige, mais il faut se souvenir qu’il a voté la loi Hôpital- Patients-Santé- Territoire du gouvernement Fillon. Il a aussi voté le nouveau budget de la Sécurité sociale qui ne permet pas à nos hôpitaux d’être financés pour un fonctionnement respectueux des patients accueillis et des conditions de travail des agents.

Quant au budget élaboré par le gouvernement socialiste de M. Ayraut, il organise l’endettement des établissements et l’oppression des agents. Comment parler de dialogue social alors que celui-ci consiste à imposer des reculs sociaux toujours plus importants ?

Grâce à l’action des salariés, l’Agence Régionale de Santé a exigé du directeur qu’il repousse à juin 2014 les mesures qui prévoyaient l’aggravation des conditions de travail. Ce n’est qu’un répit. Il ne faudrait pas que l’audit social décidé (et financé par l’ARS) serve à légitimer des reculs sociaux imposés par des financements très en-dessous des besoins.

L’intervention citoyenne est indispensable pour la défense de notre hôpital public et de l’égal accès à tous à la santé.

Eve COMTET SORABELLA, Tête de la liste « Pour Mâcon, l’humain d’abord »

Le 13 décembre 2013

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