La gauche française peut-elle imiter Podemos ? (vidéo)

Entretien croisé avec Raimundo Viejo Viñas, politologue et élu de Podemos à Barcelone et Roger Martelli, historien français du communisme.

Tous deux intellectuels engagés, fins connaisseurs de l’histoire politique et de la gauche, Raimundo Viejo Viñas et Roger Martelli décryptent les clefs du succès de Podemos et des rassemblements de la gauche et des citoyens en Espagne.

00’00-13’02 : Podemos a banni le mot “gauche” de son vocabulaire de campagne. Pourquoi ?

13’03-26’33 : Podemos a fait voter ses statuts par 112 000 personnes, via internet, de façon ouverte à tous, avec inscription gratuite. C’est vraiment un renouvellement de l’engagement politique…

26’34-44’45 : Podemos conjugue cercles horizontaux et structure verticale en cherchant à réformer le parti traditionnel. Or, en France, toutes les tentatives de dépasser cette forme du parti ont échoué. Comment faites-vous ?


« La page blanche » qui a ouvert le terrain social espagnol au mouvement des Indignés s’oppose à la tradition critique française. Podemos tente de sortir du clivage gauche-droite qui « entraîne une position de subalternité face au discours néolibéral », analyse Raimundo Viejo Viñas. « Ce clivage en France a plus de deux siècles et ce qui le structure est d’abord la question de l’égalité », observe de son côté Roger Martelli.

Raimundo Viejo Viñas est historien et politologue. Il a été une figure du mouvement des Indignés à Barcelone, sur lequel il a publié plusieurs livres et articles. Aujourd’hui cadre de Podemos, il vient d’être élu à la municipalité de la capitale catalane sur la liste de la nouvelle maire, Ada Colau.

Roger Martelli est historien du communisme et longtemps militant du PCF, aujourd’hui codirecteur de la rédaction du magazine Regards, sur les raisons du succès de son parti, les problèmes d’organisation et la tradition politique dont peut se réclamer Podemos.

L’entretien complet : « La force de Podemos est de partir d’une page blanche ! » n’est accessible qu’aux abonnés

Source : Erwan Manac’h, Olivier Doubre, Politis, 22 juin 2015

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