Elections départementales : Economie, emploi

CONSTAT

LE CG 71, comme bien d’autres collectivités, s’engouffre dans le financement d’activités économiques privées par des prises de participation. Le législateur limite théoriquement cette possibilité à des projets d’intérêt général, mais la préfecture en fait une interprétation très souple depuis 5ans. Ainsi, le seul fait de proposer des emplois suffit dans bien des cas à labelliser le projet. Même si l’investissement est encadré par une forme juridique spéciale collectivités (SEM, SCIC, SCOP, etc…) on arrive à des aberrations où la puissance publique finance des intérêts privés. Le sujet du Rousset n’est qu’un exemple parmi d’autres…

Le développement économique, est ce bien le rôle d’une collectivité ?

De nombreux projets, et même les meilleurs, font appel de plus en plus à des cabinets extérieurs, à des procédures complexes et donc coûteuses pour se monter. Le CG n’est pas en reste, et ces cabinets proposent souvent des expertises qui pourraient être soit étudiées en interne (créant ainsi de l’emploi localement), soit mieux gérés par une meilleure coordination des décideurs politiques ou techniques. L’appel à ces sociétés est devenu un réflexe qui ne se contente pas de coûter cher, mais qui sert souvent de justification à une idée politique pré établie (alors qu’elle est censée faire l’inverse). La nature des projets, de par leur aspect procédural, deviennent alors des « machins »seulement pilotables par des experts et sur lesquels les élus ont démissionné, laissant ouvert le boulevard à une certaine technocratie.

Les lois de la comptabilité publique obligent les acteurs a séparer de manière extrêmement étanche dépenses de fonctionnement et dépenses d’investissement. Des montants non utilisés en fonctionnement peuvent être rebasculés sur de l’investissement, mais pas l’inverse.

Or, sur les prestations sociales

Or sur l’investissement écolo

PROPOSITIONS

  • Rédiger une charte déontologique pour le CG, redéfinissant son périmètre possible d’intervention et le recentrant exclusivement sur des projets d’initiative locale à retombée locale

  • Mieux organiser les appels d’offres de manière à réduire le rôle de prescription et le coût des cabinets d’experts (agences conseil, bureaux d’expertise, consultants, audits, etc…)

EMPLOI

CONSTAT

Le CG, qui doit faire face à la désertification des campagnes, possède de nombreux biens immobiliers, parfois même du foncier. Ce foncier est souvent mis en délégation, en attendant une utilisation plus intéressante, ou surtout une revente rapide pour ne pas avoir à s’en occuper. Normal, ce n’est pas son cœur de métier. Mais d’autres solutions pourraient être trouvées, dans un but de redynamisation de zones rurales qui peinent à attirer des vocations pourtant plus nombreuses qu’on ne croit.

De nombreuses actions menées en « aidant » tel secteur ici ou là, comme si une aide financière était pérenne et surtout comme si c’était la solution aux problèmes. De nombreuses forces vives sont encore là, de nombreux corps de métier, mais c’est leur mise en réseau qui fera à la fois leur force et leur survie à l’avenir.

Cette mise en réseau est moribonde, avec des actions transversales quasi inexistantes. LE CG possède une ligne « animation territoriale », dont le budget de 2,7M€ ne suffit pas à couvrir les besoins.

La notion du bien vivre ensemble ne peut se faire qu’en articulant les budgets autour du fonctionnement (humain) du territoire.

PROPOSITIONS

  • Constitution, par conservation, réaffectation voire acquisition de réserves foncières pour favoriser l’installation de maraîchers (BIO de préférence) ou toute activité agricole nécessitant de petites surfaces.

  • Organiser /renforcer la mise en réseau de PME locales exerçant des activités différentes, pour créer une synergie et/ou une complémentarité entre leurs activités, pour échange de fichiers clients… (ex graphiste et agriculteur voulant vendre en direct, médecin et déco d’intérieur pour un cabinet, forestiers et constructeurs bois, etc…)

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