Egalité des droits entre les femmes et les hommes

Comme chaque année, le Front de Gauche s’attache à mettre en lumièrer la lutte pour l’égalité des droits entre entre les femmes et les hommes. Voici la déclaration qu’Eve Comtet Sorabella a faite devant la presse, le 8 mars 2016.

Le 8 mars, journée internationale des droits des femmes, est pour le Front de Gauche, l’occasion de réaffirmer l’importance de l’égalité des droits. Alors que le maire de Mâcon ne se lasse pas de réduire à la « journée de la femme » cette date importante de lutte pour l’égalité entre les femmes et les hommes, nous n’aurons de cesse d’encourager et soutenir toutes les initiatives en faveur de l’égalité des droits.

A cet égard, la politique menée par le gouvernement Hollande/Valls ne va pas dans le bon sens. La ministre du travail Myriam El Khomri affirme que sa loi assure l’égalité des droits entre les hommes et les femmes. La belle affaire quand ce sont les droits de tous qui sont mis à mal ! De plus, sur bien des aspects, la loi El Khomri va accentuer les difficultés vécues par les femmes sur leur lieu de travail. Précaires un jour, précaires toujours… Déjà moins bien payées, subissant des horaires partiels, il ne manquait plus qu’une loi du gouvernement pour renforcer cette situation dans le code du travail.

Quelques exemples : Le projet de loi met  en place une peine « plafond » pour les employeurs qui seraient condamnés par les prud’hommes, et va ainsi faciliter les licenciements abusifs. Les femmes seront en première ligne parce qu’elles sont  fragilisées par leur statut de femme, de mère, leurs congés maternité jugés pas assez profitables par l’entreprise.

Le projet de loi prévoit que les 11 heures de repos légales, auquel chaque travailleur a droit toutes les 24 heures, pourront désormais être fractionnées, découpées. Les femmes, surreprésentées dans des emplois comme ceux des infirmières, aides-soignantes ou caissières connaissent déjà bien cette méthode qui vise à découper le plus possible la vie des travailleurs pour que leurs horaires de travail soient les plus profitables. Qu’importe si cela conduit à l’impossibilité d’avoir une vie personnelle, de famille ou sociale. Qu’importe si les femmes, dont la charge de travail dans le foyer est plus lourde, voient encore leurs conditions de vie se dégrader !

Ce 8 mars, veille d’une mobilisation importante, doit être l’occasion de faire entendre la colère des femmes, et leur détermination à lutter contre le projet de loi El Khomri.

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