Conseil municipal du 7 avril 2014 (JSL)

Le texte de la déclaration intégrale d’Eve Comtet Sorabella, élue Front de Gauche, est aussi en version audio.

CONSEIL MUNICIPAL
Première passe d’armes
le 09/04/2014 à 05:00 | Fernand Ribeiro

Une semaine après l’installation du conseil municipal, les élus étaient réunis lundi pour la première fois. Très offensive, l’opposition est déjà passée à l’attaque.

Attribution des délégations, création des commissions et désignation des représentants de la ville au sein de tout un ensemble de conseils, d’organisme, de syndicats, de conseils d’administrations… étaient au menu de cette première réunion, disons-le, un conseil municipal de transition. Un conseil de routine pourrait-on dire ? Pas vraiment. D’entrée, l’opposition a imprégné un ton offensif et sorti les griffes.

Ève Comtet-Sorabella dégaine en premier

Première à monter au créneau, Ève Comtet-Sorabella, unique élue du Front de gauche à siéger au conseil. « M. Courtois, a souhaité que chaque liste politique soit représentée dans les commissions municipales, toutefois il n’a pas voulu pousser l’esprit républicain qu’il a mis en avant après l’élection de maire. Le Front de gauche n’aura pas de représentant à la commission d’appels d’offres, ni à la commission d’ouverture des plis, même chose pour le CCAS. […] La démocratie semble être, pour Monsieur Courtois, le règne de la majorité. Nos concitoyens n’ont rien à gagner de cette posture ». Réponse de l’intéressé : « J’applique à la lettre le code électoral et administratif ».

Dans ce même registre, Stéphane Guiguet, pour le Parti socialiste, s’est lui aussi étonné de l’absence d’élus de l’opposition dans certaines commissions. « Vous refusez la présence de membres de l’opposition dans le conseil d’administration de Mâcon Habitat ou encore du syndicat des eaux. Écarter l’opposition me paraît inquiétant ».

« M. le maire, je suis en train de vous parler »

Puis de lancer à l’adresse du maire un cinglant : « Monsieur le maire, je suis en train de vous parler. Donc vous pouvez me regarder ». « Ce n’est quand même pas de ma faute si les électeurs nous ont donné une plus importante majorité lors du dernier scrutin. Lorsque vous perdez une élection, il faut savoir la perdre. Lorsque vous êtes désavoués, il faut savoir se taire », lui a alors répondu le maire. Ambiance d’après campagne !

Article du Journal de Saône-et-Loire du 9 avril 2014

,