Conseil municipal (07/07/14) : Le scolaire donne du rythme (JSL)

CONSEIL MUNICIPAL. – 32 POINTS ONT ÉTÉ DÉBATTUS LUNDI SOIR PAR LES ÉLUS EN SÉANCE.

Le scolaire donne du rythme

Fernand Ribeiro, Journal de Saône-et-Loire, 9 juillet 2014

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De plus en plus de personnes assistent aux séances du conseil municipal. Signe de l’intérêt que les Mâconnais portent aux décisions et aux orientations prises par les élus. Photo F. R

En plus des 32 points initialement inscrits à l’ordre du jour, les élus du conseil municipal ont également dû composer avec un dossier de dernière minute : celui des rythmes scolaires.

Alors que Michel Pacaud donnait lecture du premier rapport concernant la signature d’une convention d’objectif avec les jardins de Cocagne, Ève Comtet-Sorabella, du Front de gauche (voir l’intégralité de son intervention sur le rapport n° 1), s’est engouffrée dans la brèche pour évoquer le sujet très sensible des rythmes scolaires à Mâcon : « Je pensais que le premier rapport de ce conseil aurait trait aux activités liées à la réforme des rythmes scolaires. En effet, les Jardins de Cocagnes auraient pu apporter des temps d’activités intéressants pour les enfants. Je regrette d’ailleurs que la possibilité du samedi matin travaillé n’ait pas été sérieusement considérée, ce qui aurait permis, tout en respectant le cadre de la loi, de maintenir des organisations bien rodées, ayant fait leurs preuves […]. Pour ce qui est des craintes et des interrogations, elles concernent surtout le temps du mercredi après-midi et les difficultés rencontrées par les parents qui travaillent ce jour-là pour que leurs enfants puissent manger à midi et se rendre aux centres de loisirs. Les craintes et les inquiétudes des parents sont importantes. » Jacques Boucaud, chef de file du PS, s’est dit surpris de voir « qu’une réforme aussi importante n’ait pas fait l’objet d’un véritable débat. Il est de notre devoir d’élus d’assurer l’éducation de nos enfants. » Stéphane Guiguet, de l’opposition, a souligné « le manque de concertation dans ce dossier ».

« Peillon a préféré l’Europe à sa réforme »

D’un ton calme et posé, Catherine Carle-Viguier, adjointe à l’éducation, a regretté « que soient toujours posées les mêmes questions alors que les enseignants, dans leur grande majorité, sont plutôt satisfaits de ce qui est proposé. On savait que le mercredi allait poser de nombreux problèmes aux parents. Mais force est de constater, et les premières expériences le démontrent, que cette réforme n’a aucune utilité dans les résultats scolaires des enfants. Ils sont même plus fatigués que d’ordinaire. Enfin, ce serait peut-être vite oublier que Vincent Peillon a préféré choisir un mandat européen plutôt que de s’occuper de sa propre réforme. »

En grande forme, le sénateur-maire Jean-Patrick Courtois s’est lui montré plus incisif et percutant. En atteste le « scud » adressé en direction des contestataires et qui a fait mouche : « Le gouvernement a modifié les rythmes scolaires par décret. Tout ça pour éviter le débat parlementaire. Il faut être gonflé pour nous parler aujourd’hui de la sorte. Je vous invite à vous rapprocher du député de la circonscription. »

L’extension du dispositif OPAH-RU en centre-ville actée

Dans la salle, pas un mot… et place aux rapports suivants. Dont celui de l’OPAH-RU (opération programmée l’amélioration de l’habitat de renouvellement urbain) présenté par Gérard Colon. Pour faire court, l’adjoint à l’urbanisme a précisé que face au succès de ce dispositif et devant certains types de projets restant difficiles à faire émerger, il a été décidé d’élargir le programme dans d’autres secteurs de la ville.

Le volet création d’ascenseurs est désormais applicable dans le périmètre et un effort important sera également consenti pour la rénovation des façades. « Occupons-nous déjà de l’ancien avant de nous lancer dans le neuf », devait conclure Gérard Colon.

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