CAMVAL : Halte-gaderie d’Azé en danger

Dans le programme du Front de Gauche pour les élections municipales figurait : Augmenter le nombre de places dans les structures d’accueil municipales et communautaires […] et si besoin, en créer de nouvelles”.
C’est donc, en toute logique, que le Front de Gauche soutien l’action pour le maintien de la halte-garderie à Azé.

AZÉ : Soulèvement pour la halte garderie

Le maire de la commune, Patrick Monin, a sollicité la presse ce lundi pour dénoncer, avec des parents, une situation qu’il juge inacceptable. Explications.

Cette situation, c’est la fermeture de la halte garderie. « Une délibération qui sera proposée au votre le 30 septembre a été portée à notre connaissance : la fermeture de notre halte garderie. La compétence petite enfance relevant de la CAMVAL, nous n’y pouvons rien. Mais nous refusons le fait accompli. » Et le maire d’argumenter son propos en tentant de mettre à jour les contradictions du président Patard, principal mis en cause dans cette manifestation. « Dans un courrier daté du 1er juillet, Claude Patard indique que cette décision de fermeture est, je cite… “indépendante de l’ouverture prochaine, en janvier 2015, d’une micro-crèche communautaire à Péronne.” Ô stupeur quand je reçois ces jours-ci un conducteur de la réunion des Maires et du bureau de la CAMVAL du 18 septembre proposant une délibération pour le 30 sur la fermeture de la halte garderie à Azé. Cette délibération fait état d’une substitution de notre halte-garderie par la future micro-crèche implantée à… Péronne ! J’en conclu qu’il y a un vrai problème de gouvernance à la CAMVAL. Un jour on dit blanc, l’autre on dit noir. Pour les habitants d’Azé que je représente, c’est insupportable. Notre halte-garderie a simplement besoin d’être mise aux normes, on le sait. Elle répond à un besoin de la population. La preuve, c’est que des parents sont venus ici vous témoigner leur incompréhension, à 15h, à un moment où les gens travaillent. »

Le maire pointait également les deux emplois supprimés sur le site, deux personnes employées à mi-temps qui cumulaient avec d’autres fonctions. « La CAMVAL a proposé des reclassements, des plein-temps à Péronne, qui mettent en difficulté ces personnes compte tenu leur temps de travail fractionné, ce n’est pas satisfaisant. »

Pourtant, le besoin de ce service à Azé est ré-affirmé, tant par le maire que par les parents présents. « C’était 3 heures de socialisation les matins pour nos enfants. C’est pratique ici. Compliqué d’aller courir à Péronne, qui ne propose pas le même service. Ici, c’était à la carte. »

La halte garderie accueillait 8 enfants tous les jours et comptait 14 inscrits.
Une pétition a été lancée en juillet, qui a recueilli 312 signatures. Patrick Monin projette de la remettre au président Claude Patard lors du prochain conseil communautaire, le 30 septembre.
Il a regretté aussi de ne pas avoir eu de coup de téléphone de Michelle Jugnet, en charge de la Petite Enfance à la CAMVAL, « alors que cela fait des années qu’on se connaît ! »

Source : Rodolphe Bretin, Mâcon infos, 22 septembre 2014

—————–

Ils veulent sauver la garderie

Élus et parents azéens n’entendent pas baisser les bras et espèrent voir rouvrir la halte-garderie, dont la fermeture a été décidée par la Camval.

Parents, agents et élus azéens ont reçu le soutient de Stéphane Guiguet et d’Ève Comtet-Sorabella, élus communautaires mâconnais. Photo J. B.

Parents, agents et élus azéens ont reçu le soutien de Stéphane Guiguet et d’Ève Comtet-Sorabella, élus communautaires mâconnais. Photo J. B.

Source : Johann Bozon, Journal de Saône-et-Loire, 24 septembre 2014

“Il faut que Claude Patard revienne sur sa décision, qu’on se mette autour de la table de négociation — que ce soient les agents d’animation, le conseil municipal et les parents — et que l’on trouve une solution d’ouverture. »

Patrick Monin n’en démord pas. Les portes de la halte-garderie d’Azé désormais closes, le maire n’entend pas pour autant baisser les bras.

Lundi en milieu d’après-midi, c’est entouré d’une bonne quinzaine de parents et d’élus locaux que l’édile azéen a tenu à évoquer l’évolution du dossier suite au premier article paru dans le JSL du 9 août dernier. « Claude Patard avait répondu qu’il attendait des propositions et qu’éventuellement, il était prêt à revenir sur cette décision. C’est ainsi que tout le monde l’avait compris, et nous attendions qu’il rouvre les négociations, détaille Patrick Monin. Or, j’ai découvert avec étonnement la délibération qui sera proposée au conseil communautaire du 30 septembre prochain et qui ne laisse pas de doute. Il y est écrit “fermeture de la halte-garderie d’Azé”, il n’y a plus de négociations. »

Élément que regrette évidemment l’élu, pointant au passage, documents à l’appui, certaines contradictions. Notamment en comparant une lettre du 1er juillet cosignée par Michelle Jugnet, vice-présidente en charge de la petite enfance, et Claude Patard, avec la fameuse délibération n°12 qui sera mise au vote le 30 septembre. « Sur la première, il est écrit que cette décision est indépendante de l’ouverture prochaine, en janvier 2015, d’une microcrèche communautaire à Péronne. La délibération parle, elle, de lui substituer une microcrèche implantée à Péronne. Je vous laisse apprécier le glissement sémantique. »

312 signatures sur une pétition

Et Patrick Monin, amer, d’en déduire un problème de gouvernance à la Camval et même une décision d’ordre politicienne, chose dont s’était pourtant défendue Claude Patard dans nos colonnes. Mais le maire d’Azé tient à assurer : « Ce n’est pas qu’un élu qui parle, c’est un élu représentant un certain nombre de personnes. » En guise de preuve, une pétition signée des mains de 312 habitants d’Azé et de Saint-Gengoux-de-Scissé et les témoignages de parents apportés lundi lors du rassemblement organisé sur place. Lesquels ont insisté sur le rôle important du lieu sur la sociabilisation de tout-petits, son intérêt dans la préparation des premières rentrées scolaires, ses activités créatives…

Mais aussi sur le manque de solutions de replis, un service de halte-garderie n’étant pas comparable à celui d’une crèche ou d’une assistance maternelle. « Cela ne correspond pas au même besoin, confie un parent. Une assistante maternelle ne va pas accepter un enfant comme cela de temps en temps, trois heures le matin. »

Quid des agents d’animation ?

« Les deux agents d’animation n’ont pas eu de propositions de reclassement satisfaisantes, ajoute Patrick Monin. Leurs postes et leurs modes de vie ne sont pas respectés. » En cause, la proposition de travail à temps plein, quand les employés, cumulant d’autres emplois, travaillaient 12 heures par semaines dans la structure azéenne. « Ce sont 12 heures que je vais perdre », confiait l’une d’elles.

« On nous dit qu’il y a ici un problème de normes, conclut Patrick Monin. Je le reconnais mais on peut réfléchir ensemble. » Des idées pour réhabiliter ces lieux qui comptaient 14 inscrits l’an dernier, l’élu n’en manque pas.

,