Attac transforme une agence BNP Paribas en salle d’urgence d’hôpital

50 militant.e.s d’Attac et personnels de santé ont transformé une agence BNP Paribas en salle d’urgence pour dénoncer l’évasion fiscale et le plan triennal de 3,5 milliards d’économies sur les hôpitaux. Cette action s’inscrit dans une vague de mobilisation lancée le 2 novembre dernier et qui a déjà suscité plusieurs actions dans des agences BNP Paribas de toute la France. Elle s’achèvera par la tenue du procès de l’évasion fiscale le 9 janvier 2017 à Dax, en parallèle du premier procès d’un « Faucheur de chaises » , Jon Palais.

Ce samedi 26 novembre, 50 militant·e·s d’Attac, accompagnés de salarié·e·s du secteur de la santé, occupent l’agence BNP Paribas Paris Sébastopol. Sous les yeux des employé·e·s et des client·e·s, ils se sont installés dans la banque pour dénoncer l’impact de l’évasion fiscale sur le manque de moyens dans le secteur de la santé. Ils ont transformé l’agence en salle d’urgence et ont organisé l’autopsie de ce crime social et des graves maladies que sont l’hémorragie fiscale, l’insuffisance pénale, le cancer de la dette et la fracture sociale.

En faisant le lien entre l’évasion fiscale et le financement des urgences sociales et écologiques, Attac entend démontrer que des solutions crédibles existent. « Alors que la fraude aux prestations sociales représente 60 fois moins que la fraude fiscale, elle est de plus en plus traquée et stigmatisée. Les fraudeurs fiscaux, quant à eux, bénéficient d’un traitement de faveur et ne sont quasiment jamais condamnés. Nous pouvons lutter concrètement contre cette impunité fiscale : en renforçant les effectifs et les moyens de l’administration fiscale, de la police fiscale et du parquet financier qui traquent la délinquance financière mais aussi en condamnant plus systématiquement les fraudeurs et leurs complices, les banques et les cabinets d’affaire. Si des dizaines de milliards d’euros échappent encore au fisc annuellement, c’est uniquement le résultat de décisions politiques. » rappelle Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac France.

Source : Attac, 26 novembre 2016

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