Appel de Syriza-section de Paris

L’appel de SYRIZA-section de Paris

En Europe depuis plusieurs années les dirigeants ont décidé de sauver les banques au détriment des peuples européens. Sous l’autorité de l’Allemagne, ils se sont servi de la crise, créée par les banques et les marchés financier, pour imposer la restructuration néolibérale des sociétés européennes : les Mémorandums de « dévaluation interne » et les règles de gouvernance économique qui leurs sont associées ont institutionnalisé des politiques austéritaires et affaibli la démocratie

Or ce bilan désastreux ne conduit à aucune remise en question du libéralisme. Au contraire, à l’instar des dirigeants grecs, les dirigeants d’Europe affirment que les programmes de « sauvetage des banques » n’ont pas encore été correctement appliqués, et que leurs effets finiront par arriver sur le long terme. Les mêmes mensonges sont répétés sans cesse : la main d’œuvre est surprotégée ; le marché du travail grec est trop rigide ; les demandeurs d’emploi reçoivent des indemnités trop généreuses, etc.

Même dans ses rêves les plus fous, le grand patronat n’avait jamais rêvé des salaires de 300 euro en Europe, de l’abolition des conventions collectives, de la démolition du système de santé publique et de l’exonération des charges sociales patronales.

En Grèce, la catastrophe humanitaire actuelle, sans précédent pour un pays en temps de paix, n’était pas inéluctable. Elle est le résultat des politiques d’austérité brutales et inégales, imposées aussi bien par la troïka (FMI, BCE et Commission européenne) que par la caste politique et économique qui gouverne le pays. Sous le prétexte de réduire la dette et le coût du travail, les dirigeants politiques grecs ont en effet renoncé à servir les besoins productifs et sociaux de leur pays et se sont mis au service du capital international et des banques.

Dans ce but, les gouvernements n’hésitent pas à cultiver le discours xénophobe de l’extrême droite. Le gouvernement de Samaras montre la voie qui sera suivie par tous les gouvernements néolibéraux pris dans la spirale de la récession : bafouer la Constitution, mépriser le Parlement, raviver la théorie des deux extrêmes, manier les provocations et la rhétorique de la guerre civile.

En France, François Hollande a également annoncé des coupes budgétaires de 50 milliards d’euros pour la période 2015 – 2017. Il applique une politique de l’offre en accumulant les cadeaux fiscaux au patronat. Il franchit aujourd’hui encore un pas supplémentaire vers le désastre néolibéral avec son pacte de responsabilité, véritable cadeaux au Medef. de 35 milliards à travers les exonérations de cotisations sociales patronales pour les entreprises, sans contrepartie.

Le pacte de solidarité – censé compléter le pacte de responsabilité, et qui prévoit des baisses de cotisations sociales pour les salariés –, est une fausse réponse à un vrai problème : le pouvoir d’achat des salariés et le besoin urgent d’une augmentation de leurs salaires.
 Le vrai problème, c’est le coût du capital ! Ils nous imposent l’austérité tandis que les actionnaires se gavent. Les entreprises françaises distribuent aujourd’hui 7 fois plus de dividendes qu’il y a 20 ans.

Le président « socialiste » est complice des fermetures d’usines, des licenciements et de la poursuite de l’augmentation du chômage. Fidèle à cette orientation néolibérale, le nouveau gouvernement Valls appliquera avec plus de férocité l’austérité, la politique qui sert les intérêts de la classe dominante.

Est-il possible que M. Hollande n’ait rien entendu du débat international sur l’échec de l’austérité en Grèce ?

Ce n’est pas l’Europe que nous voulons.

C’est une Europe qui redistribue les richesses au profit des puissants et des riches, et la pauvreté, la misère, la douleur aux pauvres et aux faibles. C’est pour cela qu’aujourd’hui les peuples de l’Europe guettent l’étincelle qui déclenchera le changement.

Le 12 avril tous dans la rue pour créer un grand front contre l’austérité et pour l’égalité ;

Le 12 avril tous dans la rue pour le renversement des politiques néolibérales ;

Le 12 avril tous dans la rue pour le partage des richesses et le développement de la protection sociale ;

Le 12 avril tous dans la rue pour la défense de la démocratie ; contre la montée des fascismes et de la xénophobie ;

C’est pourquoi SYRIZA-section de Paris lance un appel vers tous les Grecs qui vivent et travaillent en France à manifester le samedi 12 avril à 14h à la place de la République à Paris, en présence d’Alexis Tsipras, Président de SYRIZA et candidat à la présidence de la Commission Européenne.

Pour un pas décisif vers la fin des politiques néolibérales en Europe et du fardeau de l’austérité qui menace la démocratie.

Nous, citoyens de l’Europe, soyons tous ensemble dans la rue le 12 avril pour déclencher l’étincelle du changement !

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