Appel jeune pour une mobilisation nationale le 15 novembre !

Alors que le pays s’enfonce de plus en plus dans le chômage et la précarité, les jeunes sont les premières victimes des politiques austéritaires menées aujourd’hui. Le gouvernement de Manuel Valls se soumet aux exigences du patronat et des libéraux européens qui détériorent notre avenir.
Le dogme de la réduction des dépenses publiques frappe de plein fouet les jeunes. Les services publics, dont les universités, sont étranglés par la réduction drastique des moyens, par conséquent, les conditions d’étude se dégradent. Récemment, le ministère a annoncé une réduction de 20% de la prochaine dotation de l’Etat aux universités soit un plan d’économie de 400 millions d’euros…

Le gouvernement semble plus attentif aux revendications du Medef qu’aux aspirations et aux besoins des jeunes. Nous souhaitons que les intérêts des jeunes priment sur les revendications du MEDEF. L’organisation patronale revendique toujours plus pour dépouiller notre génération et gonfler ses profits. Plutôt que de lutter contre la précarité, la crise du logement ou les stages sous-rémunérés, le gouvernement octroie plus de 41 milliards d’euros aux entreprises sans la moindre contrepartie en termes d’emplois ou d’investissement. L’austérité pour tous, notamment les plus jeunes, et les cadeaux pour quelques-uns est une situation qui augmente la précarité et les injustices et à laquelle nous ne pouvons nous résoudre.

Les budgets d’austérité qui visent à nous faire payer la crise sont une impasse économique et sociale partout où ils sont appliqués. Ils vont à rebours de la nécessité de transformer notre économie, seule à même de nous garantir des conditions d’existences stables. Le réchauffement climatique nous promet une multiplication des événements climatiques extrêmes (sécheresses, montée des eaux, tempêtes), une chute de la biodiversité et un coût économique et social gigantesque – des conséquences qui n’iront qu’en s’aggravant au fur et à mesure des années et de l’immobilisme des responsables politiques, des conséquences qui seront subies par notre génération et celle de nos enfants. Pire, la mobilisation légitime et nécessaire de la jeunesse contre des projets totalement irréfléchis et potentiellement dévastateurs obtient pour seule réponse la répression policière et médiatique, situation qui conduit à des catastrophes humaines telles que la mort de Rémi Fraisse tué par une grenade offensive de la gendarmerie. Nous réclamons du gouvernement qu’il condamne les violences policières et modère les agissements et l’arsenal des forces de l’ordre. Le gouvernement doit mettre fin aux interdictions de manifester pour que les mouvements sociaux soient respectés pour ce qu’ils nous disent de la société.

Nous, jeunes issus de divers mouvements, nous nous opposons au discours ambiant selon lequel il n’y aurait « pas d’alternatives ». Cette vieille rengaine ne vise en réalité qu’à maintenir les privilèges de quelques-uns au détriment de l’intérêt général. Cette politique qui tourne le dos à la transformation sociale nous choque profondément et n’est pas sans lien avec la montée de l’extrême droite. Ces derniers mois, les mobilisations se sont multipliées : cheminots, paysans, intermittents et lycéens. Dans les universités, étudiants et personnels s’organisent pour dénoncer les restrictions budgétaires. Tous refusent de subir et réclament une politique alternative.
C’est par la construction de ces mobilisations sociales que nous créerons les conditions pour une alternative sociale, écologique et démocratique et obtenir satisfaction sur nos revendications :

* Le rejet du budget d’austérité.
* Une augmentation du budget des universités à la hauteur des besoins réels.
* L’arrêt de la répression policière et des interdictions de manifester.

Source : Mouvement des Jeunes Socialistes, Parti de Gauche, Jeunes Écologistes, Nouvelle Donne Campus, Ensemble secteur jeune, 14 novembre 2014

,