31 mars 2016 : Manifestations contre la « loi travail » (Mâcon infos)

MÂCON : Manifestation des syndicats le 31 mars contre
la « loi travail » et des suppressions de postes locales

La CGT Mâcon appelle les autres syndicats à s’élever contre la loi de réforme du Code du travail, dite loi El Khomri. Seront aussi visées les suppressions de postes ou les conditions de travail au Crédit Lyonnais, au Centre de Gestion pour les collectivités locales et à Metso Mâcon. Les lycéens sont appelés à y prendre part.

La marche commencera devant une agence mâconnaise de la banque Crédit lyonnais qui va être supprimée. Selon Laurent Venet, secrétaire général CGT Mâcon et délégué syndical chez LCL, deux emplois seront ainsi perdus sur 40 au niveau national : « Il y a cette automatisation du réseau d’agences qui coûte cher donc on supprime des postes de travail pour faire plus de bénéfices pour donner plus de dividendes aux actionnaires. En 2003 on était 33 000 employés maintenant on est 20 000. 95% des bénéfices en 2014 ont été versées aux actionnaires, l’an dernier 105%. Il y a un plan moyen terme qui prévoit de supprimer des postes, une large automatisation des agences. Cela tandis que le client on le fait payer pour utiliser son argent (registre des comptes, payement des cartes bleues etc.) ».

Au Centre de gestion pour les collectivités locales du département, les syndicats vont s’arrêter pour critiquer les conditions de travail dégradées comme le dit le représentant CGT de Cluny qui témoigne pour ce qui se passe au niveau du regroupement territorial de la mairie de Cluny.

Les manifestants vont ensuite présenter leurs craintes chez Metso Mâcon. « On commence à voir le gouffre s’agrandir de plus en plus. Pas de perspectives de retour des marchés, on licencie, on met la pression. Sur 2 ans on a perdu 90 personnes, beaucoup en production. Et on serait 30 personnes de trop selon certains propos. On voit qu’ils veulent fermer la production sur le secteur de Mâcon. Sur 3 ans on fait 17 millions de bénéfices en en versent 100 aux actionnaires rien n’est réinvesti dans l’usine. On est 120 employés pour les ateliers plus services annexes sur un effectif basé à Mâcon de 440 personnes. C’est une situation qui ne peut pas être pérenne longtemps », avoue le délégué syndical Cyril Cavet.

Quant à la loi du travail, les représentants CGT Mâcon n’en veulent pas. « On dit que les entreprises ne peuvent pas licencier quand elles veulent . Dans une boîte dans le Clunisois il y a un délégué syndical qu’on veut licencier pour manque d’aptitudes suite à un accident de travail. Un autre salarié qui suite à un accident de travail brûlé au troisième degré, hospitalisé, l’entreprise l’a convoqué en entretien licenciement. On a l’impression que ce sont les patrons qui décident. Par exemple il y a 3 articles qui encadrent le travail du dimanche et une cinquantaine avec des dérogations. Ce ne sont pas les salariés qui les ont demandés. »

La solution des syndicats mâconnais : moins d’argent dans les poches des actionnaires et plus pour les investissement dans les usines et les salariés.

Source : Cristian Todea, Mâcon infos, 25 mars 2016