1er mai 2016

La CGT avait les grands moyens ce dimanche pour faire de la fête du travail une belle fête de la solidarité : scène, concerts, tentes prêtées par la Ville. Hélas, la météo n’a pas été solidaire et l’esplanade était bien vide hier après-midi. Les extraits du discours de Laurent Venet, secrétaire de l’Union locale.

Au plus fort de la manifestation, en matinée, on a compté quelque 200 personnes venues écouter le discours du secrétaire de l’Union Locale Laurent Venet. Celui-ci a brossé à grand trait l’histoire de ce 1er mai :

« Le point de départ de ce 1er mai est le 1er mai 1886. ce jour-là, à Chicago, un mouvement revendicatif pour la journée de 8h est lancé par les syndicats américains, alors en plein développement. Une grève suivie par 400 000 salariés paralyse de nombreuses usines. (…) Ce 1er mai devient le « moving day”. Ce jour n’est pas choisi par hasard : c’est traditionnellemment le jour lors duquel les entrprises américaines réalisent les calculs de leur année comptable. Le mouvement se poursuit et, le 4 mai, lors d’une manifestation, une bombe est jetée sur les policiers qui ripostent. Bilan : une dizaine de morts, dont 7 policiers. S’en suivra la condamnation à mort de 5 anarchistes.

3 ans plus tard, le congrès de la IIème internatioanle socialiste réuni à Paris pour le centenaire de la Révolution française décide de faire du 1er mai une journée internationale des travailleurs, avec pour objectif d’imposer la journée de 8h. (…) Il faudra attendre près de 30 ans pour que les ouvriers soient entendus. Le 23 avril 1919, le Sénat ratifie la loi instaurant la journée de huit heures. Exceptionnelement, pour célébrer cette avancée, la haute Assemblée déclare le 1er mai 1919 jouréne chômée. (…) Puis viendra Léon Blum et le Front populaire… la semaine de 40h, les 2eres semaines de congés payés et la reconnaissance du droit syndical ; ensuite le programme du Conseil national de la Résistance : nationalisations, Sécurité sociale, retraite etc. (…)

Notre pays, comme d’autres, était au plus économiquement, mais depuis ces années-là, les richesses produites dans nos entreprises par les salariés n’ont fait que croître…

70 ans après, on veut nous faire croire que nos système de protection sociale sont dépassés…

(…) Allez voir les évolutions des salaires des grands patrons du CAC 40, c’est indécent ! (…) C’est bien nous salariés, qui créons les richesses de par notre travail. Mais ce sont ces grands patrons qui en veulent toujours plus sur leur salaire, leur stock options, leur retraite, et nous prennent sur nos salaires… 150 milliards sont passé des salaires aux dividendes en 15 ans. Ce n’est pas notre travail à nous salariés qui coûtent cher mais l’appétit du capital. (…)

Le 1er mai était une fête celtique, pour marquer le passage de la saison sombre à la saison claire. Faisons tout, nous CGT pour que l’avenir vérifie cet adage.»

Source : Mâcon infos, 2 mai 2016


 

La fête de la solidarité du 1er mai

16-05-01 CGTCe dimanche 1er mai, l’union locale de la CGT organise la traditionnelle fête de la Solidarité du 1er mai sur l’esplanade Lamartine. Concerts et prises de parole sont programmés dans l’après-midi. Ce matin, malgré un froid glacial, une soixantaine de personnes sont venues assister au discours de Laurent Venet, secrétaire de l’UL CGT de Mâcon, a détaillé l’histoire de la fête du travail avant de revenir sur les mouvements actuels contre la loi El-Khomri.

Source et photo de Une : Journal de Saône-et-Loire, 1er mai 2016